Défi 1% de ton temps – 28 jours avec l’Évangile de Matthieu

Es-tu capable de consacrer 1 % du temps de ta journée pour lire 1 chapitre de la Bible, pendant 1 mois ?

Si tu lis ces lignes, c’est déjà un exploit, tant le temps que tu passes derrière un écran est considérable et supplante tout le reste. Pour ta génération, il est évalué à 30 % de ta journée, soit un peu plus de 7 h.

Et si tu consacrais 1 % — c’est-à-dire un quart d’heure — à lire un chapitre de l’Évangile de Matthieu, en y réfléchissant et priant pour que tes découvertes aient un impact sur ta vie et celles de ceux qui t’entourent ?

Matthieu, chapitre 1

Ça commence fort ! C’est quoi, tous ces noms ?

Au travers de cette énumération peu passionnante à première vue, se cache la démonstration d’une promesse de Dieu faite à Abraham (Genèse 12.3 : « Toutes les familles de la terre seront bénies en toi ») dont la réponse est Jésus. Si tu regardes de plus près, les ancêtres de Jésus représentent toutes les facettes de l’humanité : hommes et femmes, étrangers, personnes remarquables et d’autres beaucoup moins, vraiment moins.

Jésus représente vraiment tout le monde. Toi aussi, il veut t’intégrer à sa suite, quelles que soient tes origines et ton parcours.

Matthieu, chapitre 2

Des faire-parts de naissance, j’en ai reçu des très étonnants. Mais là, c’est le plus sidérant que la terre ait connu. Rien qu’une étoile qui fait GPS ! Des « gender reveal », il y en a des vraiment barrés, mais celle de Jésus date de 700 ans avant sa naissance (Michée 5.1). Des cadeaux de naissance, j’en ai vu des très sympas, mais jamais des lingots d’or. Snif. Heureusement, je n’ai jamais été confronté à un dictateur qui cherche à tuer un nouveau-né.

Tous ces indices soulignent une naissance royale. Certains l’ont honorée, un autre voulait la détruire. Et toi, qu’en fais-tu ?

Matthieu, chapitre 3

Jean-Baptiste est le plus grand prophète. Dieu l’a envoyé pour préparer les cœurs à être à l’écoute de Jésus, en laissant de côté tout le péché qui pouvait y faire barrage. Les personnes dans ces dispositions se faisaient baptiser. Jésus, lui aussi, se fait baptiser, non pas qu’il ait des péchés à laisser de côté, mais pour se montrer solidaire de toute l’humanité.

Jésus montre sa réelle proximité et compréhension de ceux qui l’entourent. Y a-t-il beaucoup de personnes qui font la même chose que Jésus pour toi ?

Matthieu, chapitre 4

Jésus a été confronté aux mêmes types de situations que toi, voire bien plus, car personne ne t’a demandé d’obéir au diable pour être le maître du monde. Face à ces « propositions alléchantes », Jésus ne s’est pas fait avoir, parce qu’il a vraiment mis Dieu en priorité. En cela, il montre qu’il n’a jamais eu de face cachée, de double jeu, de zone d’ombre où il la joue perso.

Que faire quand tu es face à des propositions tentantes ? Faire comme Jésus ? Bonne idée. Alors demande-lui son aide, il sait comment faire.

Matthieu, chapitre 5

Jésus est venu créer un espace de vie, son royaume, où les objectifs sont divins. Avec lui, en comptant sur son aide, ces objectifs peuvent être les tiens.

Parmi ceux qu’il aborde dans ce chapitre, quel est celui que tu aimerais vivre en priorité ? Cette semaine, fixe-toi de t’y tenir avec son aide.

Matthieu, chapitre 6

Il m’arrive d’être inquiet et j’imagine que toi aussi. Évidemment, je ne peux pas dire que je vis toujours les recommandations de Jésus exposées à la fin de ce chapitre, mais j’essaie au maximum de le mettre en priorité. Avec le recul, je remarque que je n’ai manqué de rien d’essentiel, et même plus. C’est comme s’il me faisait un clin d’œil pour me dire : « Tu vois, je tiens parole. Alors continue, je ne vais pas changer. »

Évidemment, je t’encourage à faire de même et à réfléchir au domaine où tu es le plus inquiet en ce moment. Dis-le à Jésus. Redis-lui quand l’inquiétude revient. Et tu verras…

Matthieu, chapitre 7

Bravo, voilà une semaine que tu consacres 1 % de ton temps à lire l’Évangile de Matthieu. C’est bien, mais ça ne sert à rien si ce que tu lis reste théorique. Jésus nous le rappelle, avec sa sublime parabole aux versets 24-27. La différence se fait quand on vit concrètement les conseils de Jésus.

Des amis m’ont appris un secret : à la fin de la lecture et de la méditation de la Bible, dis-toi toujours : « Cette semaine, je vais… » faire quelque chose que souligne le texte. Pas dans un mois, tu auras oublié. Maintenant.

Matthieu, chapitre 8

Connais-tu quelqu’un qui peut guérir instantanément une maladie incurable ? Vraiment guérir à distance ? Libérer les personnes tenues par le monde occulte ? Arrêter sur-le-champ les furies climatiques ? À part Jésus, je n’en connais pas d’autre. À travers cela, il ne voulait pas subjuguer, mais venir en aide à ceux qui en avaient besoin, tout en montrant que seul Dieu a ces capacités. Donc, si Jésus les a, cela veut dire qu’il est Dieu. Beaucoup de messages autour de toi essaient de dire l’inverse sur la divinité de Jésus, pourtant les faits sont là.

Matthieu, chapitre 9

Deux types de choses sont impossibles à l’Homme : guérir de l’impensable rien que par la voix, et résoudre l’origine de tous les problèmes sur terre ; c’est-à-dire le péché.

Jésus, en démontrant son autorité sur les maladies incurables, veut faire comprendre que lui seul est en mesure d’être aussi efficace face au péché. Il n’y a que lui.

Inutile de regarder ailleurs. Aucun plan d’entraînement, de préparateur mental, de méditation adaptée, de religion, d’amulette, de régime ne pourront changer l’ancrage du péché dans ta vie. Seul Jésus en est capable.

Matthieu, chapitre 10

Jésus ne cherche pas des adeptes, des sympathisants, des croyants, mais des disciples. Des personnes résolues à le suivre, à vivre à sa ressemblance, quelles que soient les situations de la vie, même dans les moments difficiles.

Trois choses encouragent ceux qui sont dans cette démarche de suivre Jésus : l’assistance de l’Esprit de Dieu (verset 20), le contrôle de Dieu sur toutes choses (versets 29-30) et, à la fin, ce sont les disciples de Jésus qui ont gagné, même si la partie a été difficile (verset 39).

Matthieu, chapitre 11

Dans ton cheminement avec Jésus, des fois tu te demandes : « Mais est-ce que c’est vraiment sur lui que je dois m’appuyer ? » « N’y a-t-il pas quelqu’un d’autre que j’aurais loupé ? »

Rassure-toi, rien de grave. Les doutes sont protecteurs et évitent que l’on fasse des bêtises. Mais ils ont besoin de réponses tangibles. C’est exactement ce que Jésus dit de faire pour les doutes de Jean-Baptiste (verset 3). Il n’y a que Jésus qui peut faire ces choses hors du commun, et en plus, c’était annoncé des centaines d’années à l’avance.

Quand tu es saisi de doutes, fais le point avec les faits qui concernent Jésus. Tu verras, il n’y a qu’en lui que l’on puisse avoir du repos.

Matthieu, chapitre 12

Dans ce chapitre, les versets 30 à 32 mettent mal à l’aise : « Ai-je eu une mauvaise pensée vis-à-vis du Saint-Esprit qui me ferme à jamais le royaume des cieux ? »

Ce n’est pas ce que nous invite à constater l’ensemble du chapitre. Il s’agit plutôt du refus, du rejet de la main tendue de Dieu par Jésus. Pour y être sensible, c’est l’Esprit de Dieu qui travaille notre cœur et nos pensées (Jean 16.8). En rejetant l’incitation du Saint-Esprit, on se ferme à Jésus et on reste destiné à la condamnation (verset 37).

Matthieu, chapitre 13

Il y a deux types de croyants en Jésus.

Les premiers sont sympathisants, d’accord en théorie, trouvent cohérents ses enseignements et sont globalement pour, comme on pourrait l’être d’une philosophie ou d’une idée politique.

Les deuxièmes s’imprègnent, essaient de vivre les enseignements de Jésus, se réfugient en lui, y mettent toutes leurs priorités, leur vie  : on les appelle ses disciples.

Les premiers connaîtront le déshonneur éternel, les deuxièmes, le royaume éternel de Dieu.

Matthieu, chapitre 14

Quelle journée pour Pierre et les autres disciples ! Ils tenaient les paniers où la nourriture s’est multipliée pour l’équivalent d’une petite ville. Non seulement ça a pris du temps et ils ont pu en prendre la mesure. D’ailleurs, les poissons n’étaient pas panés et en barquette. Non, de vrais poissons avec des arêtes !

Pas trop le temps de méditer sur cette dinguerie que Jésus arrive en marchant sur le lac et Pierre qui lui emboîte un peu le pas…

Qui est capable de maîtriser les lois du temps, de la physique et de la biologie ? Celui qui les a mises en place (verset 33).

Matthieu, chapitre 15

Les récits de l’Évangile nous montrent souvent l’énorme différence entre le sketch de la religion et le regard en profondeur de Jésus qui sait ce qu’il y a réellement dans les coeurs. Et qui permet de  rappeler l’intention initiale de Dieu dans les lois qu’il avait données.

Cela va même plus loin. Jésus a en horreur toutes les simagrées qui font croire que c’est hyper spirituel, où Dieu est finalement un prétexte pour se la péter ou se la raconter.

Matthieu, chapitre 16

Jésus était très au clair sur sa présence ici-bas. Il savait qu’il allait mourir sur l’instigation des religieux. Mais aussi qu’il ressusciterait (il a même donné le timing). C’est unique. Qui a pu en faire de même dans l’histoire de l’humanité ? Jésus n’est pas le meilleur. C’est le seul.

Mais quel sens avaient cette mort et cette résurrection ?

Quel sens cela a-t-il pour toi ?

Matthieu, chapitre 17

Ouah ! Le temps d’un moment, les trois disciples sont témoins d’une facette de la grandeur de Jésus, de son aisance dans le monde spirituel, de l’approbation divine qui impose une grande crainte.

Ce moment nous aide à saisir, un peu, l’ampleur de Jésus et de la grandeur qu’il a laissée pour être aux côtés des Hommes pendant son ministère sur la terre (Philippiens 2.6-8).

Matthieu, chapitre 18

D’une manière ou d’une autre, la compétition nous colle à la peau. Souvent au détriment des autres, en faisant des dégâts. Tour à tour, nous nous retrouvons être victimes ou « vainqueurs ».

Tu l’as bien saisi, Jésus nous invite à faire attention à ceux qui nous entourent, particulièrement ceux qui commencent à le découvrir.

Si jamais tu n’as pas assuré, Jésus t’encourage à être prêt au pardon. Si jamais tu as été blessé, Jésus encourage à viser le pardon.

Il n’y a rien de plus beau et bienfaisant.

Matthieu, chapitre 19

Il y a un contraste entre la simplicité des enfants qui viennent à Jésus en toute confiance et le jeune homme très riche. Le pauvre, toutes ses bonnes intentions, sa réelle envie, sa sincérité ont été stoppées net par son attachement à sa fortune. Elle était son vrai dieu. La sécurité apparente qu’elle lui procurait l’empêchait d’avoir réellement confiance en Dieu.

Je n’ai pas de fortune, mais j’aime à faire le point pour savoir s’il y a quelque chose sur laquelle je m’appuie plus que sur Jésus : ma beauté, mon succès, mes capacités, ma force, mon aura… Et toi, quel est le sujet qui pourrait éclipser Jésus ?

Matthieu, chapitre 20

J’avoue, j’aime beaucoup le contrepied de la parabole de ce chapitre. J’aime encore plus son message : il n’est jamais trop tard pour saisir, pour choisir Jésus. C’est pour cela qu’il faut le faire maintenant. Pourquoi attendre ?

Matthieu, chapitre 21

Jésus met en lumière les dysfonctionnements du temple, qui était devenu un centre commercial au détriment de la prière. Malheureusement, ceux qui y avaient des intérêts n’apprécient pas. Leurs affaires sont plus importantes que de faire la volonté de Dieu. Ils se braquent.

Et si Jésus remettait en cause l’un ou l’autre aspect de ta vie, serais-tu prêt à l’écouter ou t’entêterais-tu ?

Matthieu, chapitre 22

À l’époque, pour les grands mariages, on invitait bien à l’avance et, au moment où les aliments périssables étaient préparés, tout le monde venait. Il n’y avait pas de frigo. Pour ce type de mariage, les invités étaient habillés par les organisateurs. Ici, le resquilleur connaissait la date (mais avait dans un premier temps décliné l’invitation). Il essaie de taper l’incruste, mais n’a pas le dress code. Il se fait remarquer et éjecter.

En fait, il a cru qu’il pouvait faire comme il l’entendait, imposer ses idées, son timing.

Mais c’est Dieu qui les fixe.

Matthieu, chapitre 23

Jésus s’est dépouillé d’aspects divins pour être avec les Hommes. Jésus a guéri, enseigné avec beaucoup de patience et de pédagogie. Jésus montre et réalise le salut face à l’ampleur et l’horreur du péché. Jésus invite à saisir son salut.

Mais Jésus tire aussi les conclusions des choix personnels. Il est le seul à être habilité à juger chacun d’entre nous, étant Dieu, ayant vécu dans notre humanité et ayant connu et triomphé de la mort.

Tout comme les religieux de l’époque, il sait exactement ce qui nous est intérieur. C’est pour cela qu’il nous invite à être notre sauveur et notre avocat.

Matthieu, chapitre 24

Tout comme Jésus connaissait hyper bien ce qui allait lui arriver quand il est venu sur terre, de la même manière, il connaît tout aussi bien ce qui arrivera à la fin de l’ère terrestre que nous connaissons. Ce sera son retour glorieux, où il tirera conclusion de toutes choses et de toutes vies.

À nous d’être prêts dès maintenant en vivant une vraie vie de disciple de Jésus.

Matthieu, chapitre 25

Comment le disciple de Jésus se prépare-t-il à son retour certain et soudain ?

Il est vigilant pour être focus sur des objectifs « Jésus-compatibles ». Il est rayonnant de ce que Jésus fait en lui. Il recherche la sagesse de Dieu. Il valorise les capacités et les dons que Dieu lui a donnés pour le servir, bénir son prochain avec une attention particulière pour les autres disciples de Jésus.

Matthieu, chapitre 26

Qu’est-ce qui est le plus fort dans ce chapitre ?

Le geste de reconnaissance de la femme qui verse un parfum dont le prix équivaut à une année de salaire ? La trahison de Judas, qui vend Jésus pour l’équivalent du prix d’un esclave ? Les trois disciples qui n’arrivent pas à soutenir leur ami ? La meute venue arrêter Jésus, alors qu’il aurait pu les désintégrer en un instant ? Les religieux qui sautent sur l’occasion pour condamner Jésus ? Le reniement de Pierre ?

Le plus fort, c’est que Jésus est le Fils de Dieu, sauveur (verset 64).

Matthieu, chapitre 27

C’est le chapitre le plus sombre de la Bible. Les Hommes tuent leur Créateur.

Autre chose de très triste : Judas se suicide. C’est le remords qui l’a conduit à ce geste. Le remords est centré sur soi : « J’ai mal à moi, je suis bouffé par ce que j’ai fait. Je ne trouve pas de solution… »

Jésus, lui, invite à la repentance. C’est très différent. La repentance est centrée sur Dieu : quand je n’ai pas assuré avec Dieu, je le mets à sa lumière, lui demande pardon et lui demande de m’aider à me relever.

Matthieu, chapitre 28

C’est le chapitre le plus beau de la Bible. Jésus est ressuscité, il a vaincu la mort, conséquence du péché. Il a vaincu le péché.

Jésus est vivant. Quand je m’adresse à lui, je n’évoque pas un souvenir ou un lieu de pèlerinage, mais quelqu’un qui est à l’écoute et qui veille à ma vie de disciple contagieuse.