La faiblesse, ça n’est pas très vendeur. Nulle part tu trouveras de la pub qui la vante ou te la propose. Pourtant, elle est là dans bien des domaines de ta vie.
Comment faire ? Demander à Dieu d’intervenir ? Excellent ! D’ailleurs, tu verras comment il te répond. Peut-être la fera-t-il disparaître ? Et si ses réponses t’emmenaient à vivre avec pour découvrir une proximité nouvelle avec lui ?
Le péché t’a affaibli
D’une manière générale, tes faiblesses font partie des nombreuses conséquences du péché. Il y a les péchés que tu as commis, et les péchés que tu as subis.
Les péchés commis incluent tout ce que tu as fait et que tu n’aurais pas dû faire, et tout ce que tu n’as pas fait et que tu aurais dû faire.
Les péchés subis incluent tout ce que les autres ont fait de mal contre toi ou le bien qu’ils auraient dû te faire et qu’ils ne t’ont pas fait.
Jésus te relève
Face à cela, Jésus est mort pour tes péchés et il est ressuscité pour toi.
À la croix, Jésus règle le problème des péchés que tu as commis, car à la croix, il a été puni à ta place pour tes péchés.
La résurrection, quant à elle, montre la victoire sur les péchés que tu as subis. La résurrection est une forme de guérison. Le corps de Jésus, meurtri à la croix, est guéri lorsqu’il ressuscite.
Jésus te relève dans tout ce que le péché a abîmé
C’est capital pour toi. Peu importe l’horreur et la gravité des péchés que tu as commis, la croix est plus grande. La grâce de Jésus qui te pardonne est plus grande.
Quelles que soient l’importance, l’horreur et la gravité du péché que tu as subi, la résurrection de Christ est plus grande. La grâce de Dieu est plus grande pour te guérir. La grâce de Jésus, la compassion de Jésus, l’amour de Jésus pour toi, pour te guérir, sont plus grandes.
« Là où le péché a foisonné, la grâce a surabondé »
Romains 5.20
La grâce de Dieu dans la faiblesse se manifeste de deux manières. Elle t’aide à grandir dans ta dépendance à Dieu, et à grandir dans ta connaissance de son amour.
La faiblesse te rend dépendant
La faiblesse te rend incapable de faire certaines choses tout seul, alors tu deviens dépendant de quelqu’un ou de plusieurs personnes pour t’aider. Par exemple, tu ne peux pas te soigner tout seul, alors tu deviens dépendant du système médical. Si tu n’avais besoin de personne, tu serais autosuffisant, et très certainement que ton orgueil serait très satisfait.
La dépendance te préserve de l’orgueil
C’est cet aspect bénéfique que retient l’apôtre Paul. Son expérience dans la souffrance et la faiblesse sont comme des moyens que Dieu permet pour qu’il ne soit pas trop orgueilleux.
« Et pour que je ne sois pas rempli d’orgueil à cause de ces révélations extraordinaires, j’ai reçu une écharde dans le corps, un ange de Satan pour me frapper et m’empêcher de m’enorgueillir. »
2 Corinthiens 12.7-10
Il y a donc un lien entre l’indépendance et l’orgueil, et entre la dépendance et l’humilité.
Tu te suffis à toi-même ?
Dans notre vie de croyant, l’orgueil, c’est vivre par toi-même et pour toi-même, tandis que l’humilité, c’est vivre par Jésus et pour Jésus.
« Tout a été créé par lui et pour lui. »
Colossiens 1.16

L’orgueil fait du vélo
Pour illustrer ces deux réalités, j’aime bien me le représenter en comparant les trajets à vélo ou en voiture autonome. Le vélo avance avec ma force et je vais où je veux. Mon orgueil est content de lui.
La faiblesse rend dépendant de la voiture autonome
Avec une voiture autonome, c’est l’énergie du moteur et le GPS qui font tout.

Ma dépendance me pousse à la confiance et à la reconnaissance pour ceux qui ont fait tout ça.
La prise de conscience de tes faiblesses te rapproche de Jésus
Il en est de même pour ta vie. Dieu peut utiliser tes faiblesses pour te permettre de prendre conscience que c’est une illusion de ne vivre que pour toi avec tes petits bras musclés (échec garanti). En revanche, tes faiblesses vont t’orienter à demander de l’aide à Jésus. Cette saine dépendance va construire petit à petit ta maturité de disciple.
Et si tu étais faible dans certains domaines que tu « maîtrises » ?
Il y a des aspects dans ta vie où tu penses que tu gères. Tu sais. T’es autonome en mode « pas besoin de déranger Dieu pour ça »!
Et dans d’autres, où tu t’accroches à lui.
Il est des fois difficile d’être objectif. T’es-tu posé la question des domaines où tu te sens capable, et de ceux où tu ressens ta fragilité ? Comment envisages-tu les études, le travail, la sexualité, l’argent, la santé, la gestion du temps numérique, l’amitié, ton avenir, etc. ?
Est-ce que tu gères sur ton petit vélo ? Ou es-tu conscient de tes limitations qui te poussent à dépendre de Jésus, et finalement de grandir à sa ressemblance ?
Et si le constat de ta faiblesse ouvrait à l’action de la grâce de Dieu ?
L’apôtre Paul avait constaté et appris que ses faiblesses lui avaient permis d’être plus dépendant de Jésus. Et que cette dépendance lui permettait d’expérimenter la grâce et la puissance de Dieu.
« “Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse.” Aussi, je me montrerai bien plus volontiers fier de mes faiblesses afin que la puissance de Christ repose sur moi. C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les insultes, dans les détresses, dans les persécutions, dans les angoisses pour Christ, car quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » 2 Corinthiens 12.9-10
C’est pour l’action de Dieu qu’il faut se réjouir
Tu l’as bien compris, tu ne vas pas louer Dieu pour tes faiblesses et le mal que tu subis, mais pour la grâce et la puissance qu’il t’offre au travers de ces circonstances, quand tu t’en remets à lui.
Quelle que soit l’intensité du péché commis ou subi, la croix et la résurrection de Jésus sont plus grandes. La grâce de Jésus surpasse toute horreur et gravité du péché. Ces circonstances sont des occasions d’expérimenter sa grâce, de grandir dans ta dépendance avec Dieu et dans la connaissance de son amour.
Pour le mal subi, il est normal de ressentir de la tristesse, de la colère et de l’indignation. Le Seigneur t’invite à te lamenter et à contempler son amour.

Décris
Comme le montrent beaucoup de croyants dans la Bible, décrire véritablement le mal que tu as subi est crucial. Si tu ne le fais pas, tu ne pourras pas en guérir. En effet, parler en vérité chasse les ténèbres et permet à la lumière de Dieu de briller.
Constate
Ensuite, regarde comment Jésus a enduré ce même mal. Par exemple, si tu as été frappé injustement, tu peux méditer sur le fait que Jésus a également été frappé injustement. Si le mal subi n’a pas été exactement vécu par Jésus, tu sais qu’à la croix, il a enduré toutes les souffrances possibles et imaginables (et même inimaginables).
Médite sur l’ampleur de l’amour de Jésus
Enfin, médite sur l’amour de Jésus pour toi.
Y’a pas photo, si tu avais le choix, tu éviterais de souffrir. Pourtant, par amour, Jésus a choisi volontairement de souffrir pour toi, pour résoudre ton péché.
Découvre son amour
Tes faiblesses et souffrances peuvent devenir des moyens de grandir dans ta connaissance de l’amour de Dieu. Bien que ta guérison totale sera au ciel, tu peux déjà commencer à expérimenter la grâce de Dieu dès maintenant.
« Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu.»
Apocalypse 21.4
Quatre invitations
En résumé, il y a quatre manières de réagir à tes faiblesses, quatre invitations de Dieu auxquelles tu peux répondre.
- Premièrement, expérimenter le miracle de la guérison ou la patience paisible dans l’espérance.
- Deuxièmement, grandir dans ta dépendance à Jésus-Christ.
- Troisièmement, exprimer ta tristesse, ta colère, ta peur et ton désespoir devant le Seigneur, c’est-à-dire la lamentation.
- Enfin, grandir dans la foi que Dieu nous aime, et dans la connaissance de son amour pour toi.
Prie
Il ne faut pas se limiter à prier uniquement pour un miracle qui te débarrasserait de tes faiblesses et de tes souffrances. Dieu est glorifié quand il te guérit miraculeusement, mais aussi quand tu supportes paisiblement la souffrance dans l’espérance. L’apôtre Paul a prié plusieurs fois et Dieu ne lui pas enlevé ce qui le faisait souffrir. En revanche, il a expérimenté le puissant secours de Dieu malgré cette difficulté.
« Et pour que je ne sois pas rempli d’orgueil à cause de ces révélations extraordinaires, j’ai reçu une écharde dans le corps, un ange de Satan pour me frapper et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai supplié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : “Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse.” Aussi, je me montrerai bien plus volontiers fier de mes faiblesses afin que la puissance de Christ repose sur moi. C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les insultes, dans les détresses, dans les persécutions, dans les angoisses pour Christ, car quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » 2 Corinthiens 12.7-10
Prière avec moi
« Seigneur Jésus je veux me réjouir de te connaître.
Quand je te contemple, j’arrive à me détacher de ce qui m’assaille et me préoccupe.
Seigneur, merci parce que tu m’as devancé même dans les les choses les plus délicates que je puisse vivre.
Seigneur, aide-moi à t’être reconnaissant.
Fais-moi la grâce de pouvoir regarder à toi. Pas uniquement quand ça va mal, mais aussi quand j’ai le sentiment que tout va bien, que je maîtrise.
Aide-moi à te voir victorieux quelles que soient les circonstances.
Amen »

Aide-moi à te voir victorieux quelles que soient les circonstances.